Greffe de cartilage

GREFFE DE CARTILAGE

 

 

Indication

  • Les indications idéales sont les pertes de substances cartilagineuses d’origine traumatiques soit dues à une ostéochondrite. La taille des pertes de substances cartilagineuses doivent être modérée (< à 10cm2 environ).
  • Dans l’état actuel de la recherche et des publications, les greffes de cartilage ne sont pas proposées dans le traitement de l’arthrose.
  • Les greffes de cartilage sont surtout indiquées pour le genou, mais se réalisent aussi au niveau de la hanche et la cheville. Chaque cas se discute en particulier.

Trois grands principes

  1. Une petite quantité de cartilage articulaire est prélevée par arthroscopie (#300mg) puis mis en culture puis greffées secondairement au cours d'une intervention chirurgicale dans la zone de cartilage absent en réalisant un patch de synoviale pour protéger la greffe ( Brittberg et al en 1994). Les résultats sont en cours d'évaluation.
  2. Ce même principe est amélioré, en cultivant les cellules cartilagineuses sur une matrice 3D (TBF, banque de tissus, Produit de thérapie cellulaire : Cartipatch®) ce qui facilite la manipulation des cellules, évite la suture du périoste et permet une approche sous arthroscopie. Les résultats sont en cours de validation.
  3. les autogreffes ostéochondrales dites : « mosaïc plasty ». Il s’agit de prélever dans le même temps opératoire des carottes ostéochondrales (os + cartilage) sur une zone du genou saine, le plus souvent sur les berges de la trochlée et de greffer les carottes au niveau des zones déficitaires en cartilage. Au niveau du genou, les résultas cliniques sont bons dans 80% des cas à 5 ans de recul. Cette technique est limitée aux pertes de substance cartilagineuse sur le condyle interne. Les résultats sont moins bons sur le condyle externe.

Conclusion

Les greffes de cartilages sont d’indications très précises.
Un bilan est nécessaire : le plus souvent un arthroscanner. Il faut aussi prendre en compte l’état des ligaments, le morphotype du patient, son poids, les antécédents chirurgicaux et médicaux, … chaque cas est particulier et nécessite un ou plusieurs avis auprès d’un chirurgien spécialisé avant de prendre la décision opératoire.

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